Sécurité

Vivre au Népal - Sécurité

Table des matières.

1. Sécurité
- 1.1 : Conditions de sécurité dans la circonscription
- 1.2 : Logement
- 1.3 : Déplacements

2. Santé
- 2.1 : Conditions d’hygiène et état sanitaire
- 2.2 : Possibilités de soins sur place et qualité des soins
- 2.3 : Coût des soins

3. Centre de crise


1- Sécurité.

- 1.1 - Conditions de sécurité dans la circonscription.

Après la signature en novembre 2006 des accords de paix, et surtout après les élections générales d’avril 2008 et la formation du gouvernement maoïste, les conditions générales de sécurité se sont beaucoup améliorées. Les manifestations et les grèves générales restent néanmoins fréquentes.

La situation économique demeure préoccupante, avec notamment de nombreuses pénuries de matières premières : électricité (jusqu’à 14 heures de coupures journalières) pétrole, gaz, eau et une augmentation du coût de la vie qui engendre des manifestations.

Katmandou est également une ville de montagne fortement exposée au risque sismique, comme l’ont montré les séismes du 25 avril et 12 mai 2015. L’urbanisme anarchique et les constructions de mauvaises qualité aggraveraient les conséquences d’un séisme. Les capacités de réaction de la sécurité civile sont virtuelles.

- 1.2 - Logement.

§ Faut-il éviter certains quartiers ? Quels aménagements apporter aux logements (grilles, barreaux, alarme) ?
Les quartiers moins sûrs sont rarement choisis par les étrangers car ce sont les plus pauvres. Il faut choisir sa résidence en fonction de ses déplacements (travail, école...) pour des raisons de circulation, de sécurité, d’accès rapide en cas de crise (accident de montagne, tremblement de terre, troubles politiques...)
Les maisons louées par les expatriés ont toutes des barreaux aux fenêtres et gardées nuit et jour.

§ Un gardiennage est-il nécessaire ? OUI
§ Si oui, coût de la protection d’une villa ou d’un appartement :
Alarme inexistante ou inutile puisque personne n’interviendrait.
3 gardiens par semaine (1 de jour, 1 de nuit, 1 de week-end)

- 1.3- Déplacements.

§ Y a-t-il des zones prohibées (quartiers, régions), des horaires à respecter ? Faut-il entourer les déplacements des enfants de mesures de protection particulières ?

Voyez les Conseils aux voyageurs du Ministère des Affaires étrangères et européennes.

Il vaut mieux éviter les déplacements de nuit, extrêmement dangereux en raison de la conduite automobile locale. L’usage de la moto est également risqué. Il faut se méfier des pickpockets dans les autobus, éviter les attroupements.

Katmandou est une ville globalement sûre par rapport aux grandes métropoles. Le soir, les conditions de sécurité sont dégradées dans les quartiers périphériques, à l’extérieur du “ Ring Road ” qui ceinture Katmandou, et dans les quartiers isolés.

2 - Santé

- 2.1 - Conditions d’hygiène et état sanitaire.

Etat sanitaire déplorable à la campagne, médiocre en ville. Il faut filtrer et faire bouillir l’eau ou boire de l’eau minérale. Laver fruits et légumes au permanganate de potassium. Ne pas consommer d’aliments vendus dans la rue (glace, beignets, fruits...). Eviter les crudités et les viandes mal cuites dans les restaurants : préférer les légumes cuits. Se laver souvent les mains et désinfecter immédiatement les plaies, même bénignes (il est recommandé d’avoir une trousse de premier secours dans sa voiture ou quand on sort de Katmandou). Se méfier des chiens et des singes (rage).

Eviter les hôpitaux publics locaux et les hôpitaux de campagne, autant que faire se peut et préférer les hôpitaux privés situés à Katmandou et Patan.

Spécialités chirurgicales, neurologiques et cardiologiques peu fiables. Grand déficit en personnel paramédical (infirmières, aides soignantes) quasi inexistant dans les services hospitaliers et avec une formation très incomplète. A noter qu’il faut se procurer nourriture et médicaments à l’extérieur de l’hôpital.

- 2.2 - Possibilités de soins sur place et qualité des soins.
L’hospitalisation reste aléatoire en cas de pathologie grave : le Norwic Escort Hospital est recommandé pour son unité de soins intensifs. Il faut alors envisager une évacuation sanitaire vers l’Inde (attention au problème de visa), la Thaïlande, Singapour ou la France.

Les conditions d’hygiène au sein des hôpitaux publics restent généralement précaires. Certains établissements népalais comme le B&B, le Patan Hospital, le OM Hospital et le Medicare hospital offrent des conditions satisfaisantes et des médecins compétents mais ne disposent pas toujours de la logistique et du matériel nécessaire pour certains soins. La CIWEC Clinic n’assure que la médecine ambulatoire.

- 2.3 - Coût des soins.

Au Népal, qui n’a pas d’argent n’est pas bien soigné. Les tarifs dans les hôpitaux publics sont très bas, tout comme la qualité des soins. Une consultation coûte 50 euros et plus à la clinique « américaine » (CIWEC). Certains hôpitaux privés sont bien équipés et disposent de bons praticiens, mais les tarifs sont onéreux. Une assurance est indispensable.

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L’ambassade de France à Katmandou a rédigé un « livret de sécurité » destiné aux résidents afin de les aider à mieux se préparer aux urgences. Ce livret est disponible auprès de la section consulaire de l’ambassade de France en Inde.

4- Centre de crise

Opérationnel depuis le 1er juillet 2008, le centre de crise du MAEE coordonne l’action du ministère, en réponse à toutes les crises internationales impliquant des ressortissants français ou appelant une réponse humanitaire. Les 50 agents du centre assurent son fonctionnement 24h/24h, en liaison avec tous les autres ministères concernés.

Dernière modification : 10/07/2015

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