Fiche santé et services médicaux à Katmandou

Il n’y a plus de médecin français/francophone rattaché à cette ambassade.

Les services médicaux à Katmandou : liste d’hôpitaux, laboratoires et médecins

-Laboratoire d’analyses - Analyses de sang, selles et urines

Dr Iswar Lall SHRESTHA :
Siddhi Polyclinic
Dilli-Bazar
Tel : 441 0604,
Ouvert de 8.30h-12h et de 4.30h-7h, fermé le samedi
Résultats en 12-24h

- Les chirurgiens

- Orthopédie :

Dr BANSKOTA :
B & B Hospital
Satdobato, Ring Road, Patan
Tel : 553 3206 ; 553 5739
Assistants : Dr B K SHRESTA, Dr C R PANDEY

Norvic International Hospital
P.O.Box:14126, Thapathali
Kathmandu, Nepal.
Tel : 977-1-425 8554
Fax : 977-1-421 9686
Email : info@norvichospital.com
bdonorvic@wlink.com.np
Webiste : www.norvichospital.com

- les médecins

Préférer se rendre dans un service d’urgences d’un centre hospitalier ou d’une clinique si problème médical.

- Médecine Générale :

Nepal International Clinic :
Dr Buddha BASNYAT
A côté de l’entrée du palais Royal et du cinéma
Jaya Nepal
Tel : 443 4642

- CIWEC Clinic -Située en face de l’Ambassade de Grande Bretagne
Centre de consultation.
Tel : 443 5232, 442 4111

- Gynécologie :

Dr Supatra KOIRALA :
consultations à la CIWEC Clinic et Om Nursing Hosp
Tel (ciwec) : 443 5232 -442 4111
Tel : (Om) : 441 1074 - 441 8430

Dr Bolha RIJAL :
Om Nursing Hospital and Research Center -
Kamal Pokhari -
Tel : 441 8430 - 441 1074.

- Ophtalmologie :

Dr RUITE :
Nepal Eye Centre
Gaushala Bagmati Pul
Tel : 449 3684 ; 449 3775

Dr Kaiser MALLA :
Bagh Bazar : tel 422 2504.
BP KOIRALA Lions Center for Ophtalmic Studies
T.U. Teaching Hospital, Maharajgunj
Tel : 442 2694 ; 442 2695

- Dentiste :

Healthy Smiles
Ananda Bhavan. Lazimpat, P.O. Box 13952
(Opp ; Hotel Ambassador)
Tel. 4420 800, 444 4689

Dr CHENGAPPA :
Dental Clinic
Shantiniwas Lal Durbar
Tel : 441 3773

- Psychiatre :

Dr B.B. SHARMA
Medicare National Hosp & Research Centre Naxal
Tel : 442 2687 ; 442 9181

Dr Pushpa PRASAD SHARMA
Om Nursing Home/Bir Hospital
Tel : 441 4254 (Bir), 441 1074 (Om)

- les hôpitaux

Hopitaux recommandés à Katmandou en cas de problème médical ou chirurgical :

Grande International Hospital
Dhapasi, Kathmandu, Nepal
Ms Puja Shah / International Patient Service
Portable : +977 9801202553
Tél : +977-1-4381047 , +977-1-4380223, +977-9801202550
Email : puja.shah@grandehospital.com
Web : http://www.grandehospital.com/

Norvic International Hospital
P.O.Box:14126, Thapathali
Kathmandu, Nepal.
Tel : 977-1-425 8554
Fax : 977-1-421 9686
Email : info@norvichospital.com
bdonorvic@wlink.com.np
Webiste : www.norvichospital.com

- B&B Hospital - Situé à GWARKO-SATDOBATO.
au sud-est de PATAN, le long de Ring Road.
SERVICE D’URGENCES MEDICO-CHIR 24H/24H.
Tel : 553 5739, 553 3206

NB : Quelque soit le centre hospitalier de Katmandou, il faut savoir qu’il n’existe pas de système de distribution de nourriture ou de médicaments aux malades. Il faut donc une personne accompagnante qui se chargera de ces achats pouvant se faire généralement au sein même du centre hospitalier. Possibilité pour l’accompagnant de dormir dans la chambre du patient (fortement conseillé).


- Le mal des montagnes

Chaque année l’ambassade organise entre 35 et 50 évacuations sanitaires héliportées. L’Himalayan Rescue Association a installé deux dispensaires d’altitude, l’un à Manang, dans le nord des Annapurnas, et l’autre à Pheriche, dans la vallée du Khumbu. Cet organisme comptabilise 2500 à 3000 consultations annuelles dont une centaine sont des cas aïgus. Le mal aïgu des montagnes (MAM) est la première pathologie chez les randonneurs.

Le mal des montagnes peut survenir au dessus de 3000 mètres d’altitude chez tout individu, quels que soient sa condition physique et son entraînement. il peut évoluer, assez rapidement, jusqu’au décès par oedème cérébral ou oedème pulmonaire de haute altitude. Les premiers symptômes peuvent être des maux de tête, une fatigue inhabituelle par rapport à l’effort, des oedèmes des extrémités ou de la face,une toux sèche, une perte d’appétit ou des insomnies. A un stade plus avancé, certaines personnes présentent une rétention urinaire, un essoufflement au moindre effort, voire même au repos. L’aggravation des symptômes se manifeste, dans le cas d’un oedème cérébral de haute altitude, par des céphalées violentes ne cédant ni à l’aspirine ni au paracétamol, des vomissements, une lassitude de plus en plus pénible, voire des troubles du comportement. Celui-ci peut entraîner la mort dans les 12 heures si rien n’est entrepris. Les signes d’un oedème pulmonaire de haute altitude sont un essoufflement anormal à l’effort, une fatigue extrême, une toux sèche ou avec des crachats mousseux, voire un essoufflement au repos, l’extrémité des doigts bleue, cyanosée. Celui-ci peut entraîner la mort dans les 6 heures si rien n’est entrepris.

La prévention repose sur 6 règles essentielles :
- respectez une ascension lente, favorisant une bonne acclimatation (pas plus de 400 mètres de dénivelé positif entre deux nuits consécutives à partir de 2500 mètres)
- hydratez vous suffisamment (2 à 3 litres par jour de boissons non
alcoolisées)
- prévoyez 2/3 jours de battement sur votre programme afin de relâcher la contrainte temporelle
- en cas d’apparition des symptômes, arrêtez aussitôt la montée
- si les symptômes persistent ou empirent, redescendez, même de nuit
- n’abandonnez jamais seule une personne qui serait malade

Enfin, l’expérience a montré l’influence déterminante des facteurs psychologiques dans les situations qui ont eu une issue fatale. La personne malade veut éviter que le groupe ne se scinde ou redescende, aussi elle s’illusionne systématiquement sur l’interprétation des symptômes en les reliant à d’autres causes (soleil, rhume,indigestion...) et ne s’alarme pas de leur accumulation.

Dès l’apparition des premiers symptômes, même si le diagnostic est incertain, le mal aïgu des montagnes est la possibilité la plus probable. Aussi est-il essentiel de communiquer, sans restrictions, sur votre état physique. De surcroît, une victime du mal aïgu des montagnes peut ne plus être en état de réfléchir et d’agir clairement : il faut alors la forcer à redescendre. Après la redescente, les symptômes disparaissent généralement et une montée surveillée peut alors être envisagée au bout de quelque temps.

Enfin, il vaut mieux privilégier une ascension lente et progressive plutôt que de prendre des médicaments, comme le Diamox, dans l’espoir que le mal aïgu des montagnes sera évité. Des antécédents cardiaques, pulmonaire, neurologiques ou rénaux au niveau de la mer sont des facteurs favorisants l’apparition d’un MAM, tout comme une grossesse. Des conseils médicaux complémentaires peuvent être obtenus auprès du médecin de l’ambassade de France à Katmandou avant le début de votre séjour en altitude.

- Les gelures

Les gelures sont fréquentes à haute altitude, et même à basse altitude en hiver. L’épuisement, des vêtements humides et la déshydratation sont des facteurs qui favorisent l’apparition des gelures. Le risque peut être diminué par le port de vêtements chauds et secs, une bonne hydratation (urines claires) et une bonne alimentation.

Si par malchance vos coques ou chaussures sont trempées, ne les ôtez pas jusqu’à votre retour à l’étape. Si vous devez retirer un gant ou une mouffle pour prendre une photo, faites bien attention à ne pas le perdre. Ces précautions semblent simplistes, mais leur non respect a déjà abouti à des accidents.

En cas de gelure :

- portez sur vous et principalement sur les extrémités blessées des vêtements chauds, secs et non serrants (des mouffles plutôt que des gants)
- ne flagelez ni ne heurtez les extrémités atteintes (généralement doigts)
- ne percez pas les phlyctènes
- buvez énormément et chaud

Redescendez et consultez au plus vite.

A l’étape, si c’est possible, vous pouvez également prendre un bain d’extrémités tiède. Vous pouvez aussi, sous contrôle médical, vous administrer des médicaments vasodilatateurs pour favoriser le retour de l’irrigation sanguine dans les zones traumatisées.

- Conseils d’hygiène et trousse médicale de base

L’eau, qui est une source de pollution importante à Kathmandou, est souillée à 95% selon une étude allemande de 1994. Elle est impropre à la consommation sur toute l’étendue de la vallée et au-delà. Particulièrement souillée en période de mousson, elle est le vecteur des principales maladies tropicales/ hépatites A et E, cyclosporidiose, giardase, amibiase...Réclamez de l’eau bouillie et filtrée dans les hôtels, restaurants, lodges ou utilisez de l’eau minérale (en vente quasiment partout), sans oublier alors de vérifier qu’elle est bien neuve. Il est également déconseillé de se laver les dents avec l’eau du robinet (surtout en période de mousson). Ne désinfectez pas les plaies avec l’eau courante, cela pourrait entraîner des risques de surinfection et retarderait la cicatrisation. En trek, utilisez des pastilles d’épuration d’eau, si possible après avoir fait bouillir l’eau (au moins 15mn), telles que MICROPUR° ou l’HYDROCLONAZOLE° pendant au moins une heure avant de la consommer.

Il existe des systèmes de filtres "portables" sans que leur efficacité soit réellement établie, et qui ne dispensent surtout pas de faire bouillir l’eau avant. Laver la vaisselle à l’eau courante, mais bien attendre qu’elle soit sèche avant de l’utiliser. Evitez les glaces et les glaçons la plupart du temps préparés avec de l’eau non filtrée, or la plupart des parasites ou bactéries résistent au froid. Pour les légumes crus ou les fruits, pelez-les, lavez-les à l’eau courante, puis plongez-les 30mn dans de l’eau additionnée d’un bouchon d’iodine ou de permanganate de potassium de façon à obtenir une solution rose pâle. Il est préférable ensuite de rincer à l’eau bouillie filtrée. Evitez les crudités dans les restaurants. Malgré ces précautions usuelles, certains parasites comme le Cyclospora résistent aux températures moyennes et à l’iodine.

L’hygiène alimentaire reste un problème au Népal où il n’existe que des moyens très faibles de contrôle vétérinaire et peu d’investigations sur la qualité des produits frais d’origine non animale. Aussi il est conseillé d’éviter la consommation de viande, à l’exception de la viande de volaille, lors des mois de mousson. Les différentes viandes étant fréquemment parasitées. Il est nécessaire de demander une cuisson suffisante, la plupart des parasites restant actifs à des températures moyennes. Pour la consommation du lait, le faire bouillir ou se procurer du lait en poudre (disponible partout à Kathmandou) à reconstituer avec de l’eau bouillie, filtrée.

Quelques règles d’hygiène à respecter pour limiter les risques de contamination personnelle et d’autrui :
- Se laver les mains avant le repas en se rinçant à l’eau minérale.
- Se couper les ongles courts.
- Eviter le contact avec les eaux douces et stagnantes.
- Eviter de toucher chiens, chats, singes et animaux souvent à l’hygiène très précaire et non vaccinés.
- Prophylaxie anti-paludisme dans le Teraï surtout en période de mousson.
- Eviter le contact cutané avec un sol boueux grâce au port de chaussures.
- Hygiène corporelle régulière avec du savon.
- Attention aux MST dont le SIDA et l’hépatite B transmissibles par contact sexuel et sanguin (de plus en plus fréquent au Népal).

Trousse médicale de base
- Coton, pansements auto-adhésifs
- Bandage élastique, bande de gaze
- Désinfectants externes type Betadine solution flacon jaune
- Crèmes solaires (indice supérieur à 15), pommade pour les lèvres
- Collyre antiseptique et collyre anti-UV pour les yeux
- Antalgiques, antipyréytiques (Paracetamol et Aspirine)
- Prophylaxie anti-palustre si nécéssaire
- Ralentisseurs du transit intestinal type Immodium
- Désinfectants intestinaux type Ercefuril ou Intetrix (a privilégier compte tenu de son action antiparasitaire)
- Pastilles de glucose et de vitamine C
- Pommade anti-infectieuse type Fucidine 2%
- Antibiotique à large spectre pour infections ORL, pulmonaire et autre type Amoxicilline
- Antibiotique actif sur les infections intestinales et urinaires type Ofloxacine
- Antibiotique actif sur les parasites intestinaux type Metronidazole
- Désinfectant pour l’eau type Hydroclonazole ou Micropur
- Anti-allergique type Clarytine
- Anti-spasmodique type Spasfon
- crème hydratante contre brulures type Biafine
- Pommade anti-inflammatoire et antalgique pour les entorses type Nifluryl
- Sirop pour les maux de gorge et la toux
- Sachets d’électrolytes de réhydratation
- Thermomètre médical, épingles, petits ciseaux, pince à épiler
- Eventuellement un corticoïde injectable type Soludecadron avec seringue et aiguille intra-musculaire
- Eventuellement contraceptif oral, préservatifs

- Le paludisme

Le Paludisme ou Malaria est une érythro-cytopathie due à un hématozoaire, du genre Plasmodium, transmis par un moustique, l’anophèle femelle. Les quatres espèces parasites de l’homme sont : P. Falciparum (agent de la fièvre tierce, maligne, le plus dangereux et le plus répandu en régions chaudes, sa longévité est de 2 mois en moyenne), P. Vivax (répandu en zones tempérées chaudes, sa durée de vie atteint 3 à 4 ans), P. Ovale (rare) et P. Malariae (localisé en foyers, en zones tropicales, a une longévité de 20 ans). Le Népal, après avoir été déclaré en 1982 comme pays ayant éradiqué le Paludisme, a vu une réapparition de cette maladie depuis 1990. A l’heure actuelle, on a relevé en 1997, 1888 cas de paludisme dont 127 porteurs de P. Vivax et 10 porteurs de P. Falciparum. Seule la région du Teraï, au sud du pays, est impliquée, les cas retrouvés dans les hautes vallées pré-himalayennes étant des paludismes d’importation. L’inquiétude actuelle au Népal, plus que de voir les moustiques du genre anophèle franchir la chaîne de montagnes du Maharbarat, est l’émergence de la maladie au printemps et en automne alors qu’auparavant, elle n’apparaissait que pendant les mois de mousson l’été. Le Népal est une zone II de chloroquino-résistance du P. Falciparum. La prévention primaire (prophylaxie) par moustiquaires, insecticides d’utilisation domestique et répulsifs, en lotion, aérosols ou crème, associés au port du pantalon et des manches longues, à la tombée de la nuit, reste de mise pour les populations expatriées et les touristes se rendant dans le Téraï en dehors des mois de mousson. Pendant la mousson, la chimioprophylaxie individuelle par la prise de chloroquine (NIVAQUINE° + PALUDRINE° ou SAVARINE °) est conseillée. Elle doit être débutée la veille du départ et continué pendant la durée du risque d’impaludation et pendant les 4 semaines suivantes.Voir avec son médecin traitant.
Cas particuliers (voir son médecin traitant) :

-L’enfant doit faire part de la même attention que l’adulte. La pharmacocinétique des antimalariques est modifiée par rapport à celle des adultes. La chloroquine (nivaquine°) peut être administrée au nourrisson, il en existe des présentations a usage pédiatrique (sirop à 5mg/ml, dose à adapter en fonction du poids de l’enfant).

-Concernant la femme enceinte, le paludisme est un risque grave pour la mère et le fœtus : mort maternelle, avortement, prématurité, bas poids de naissance, mort-nés lui sont imputés. Dans les zones d’hyperendémie, les signes cliniques et les parasitémies sont majorés chez les femmes enceintes, surtout les primipares.la chimioprophylaxie est particulièrement recommandée lors de la grossesse mais uniquement par la chloroquine et/ou le proguanil.
La vaccination reste du domaine de la recherche. Des essais de vaccins humains sont en cours

- Informations médicales diverses

- L’encéphalite Japonaise. L’encéphalite Japonaise a fait un retour depuis quelques années au Népal.

Néanmoins, il faut prendre en compte pour les touristes de passage, qu’elle n’affecte que la région du Téraï, au Sud du pays, ainsi que le nord de l’Inde, la Malaisie, la Thailande, l’Indonésie.

Il est à considérer de plus que le vecteur animal de la maladie est le moustique, que celui-ci passe difficilement la barrière montagneuse du MAHARBARAT au nord de la région du Téraï, et qu’enfin, il sévit essentiellement pendant la période de la mousson de fin-juin à mi-septembre.
La mèdication n’est donc pas conseillée de façon systématique et encore moins pour les touristes ne désirant pas séjourner dans la région du Téraï.

Prévention de la maladie par une prophylaxie contre les piqures de moutisques comme pour le paludisme indispensable (vacciné ou non vacciné).

- La pollution à Katmandou

La pollution au Népal, et en particulier à Katmandou sa capitale, est devenue un problème majeur au cours des 10 dernières années. Elle est liée au développement de ce pays du tiers-monde qui se fait de façon plus ou moins anarchique en omettant toute réglementation antipollution ou presque. Katmandou a été ainsi classée par l’O.M.S. au mois d’octobre 2004 comme capitale la plus polluée du monde dans la catégorie intéressant celles de moins de 1 million d’habitants.
La pollution est de plusieurs ordres :
La plus voyante est la pollution par les gaz d’échappement automobiles. Le parc automobile népalais s’est beaucoup développé au cours de ces dernières années, c’est ainsi qu’on compte plus de 120 000 véhicules pour la seule vallée de Katmandou pour un réseau routier local qui ne s’est pratiquement pas étendu en 25 ans. Ce parc est de plus constitué de véhicules le plus souvent vétuste (moyenne supérieure à 12 ans)et raremement révisés. La pollution est donc due à la concentration des véhicules, leur vétusté mécanique mais est également liée à la nature même des carburants utilisés. Le supercarburant est bien sûr plombé mais son indice d’octane (donc de combustion) reste en deçà des normes mondiales (indice à 84 pour une norme à 86) ce qui correspond à un rejet supérieur de 5 à 10 % dans l’atmosphère. Il n’existe pas de carburants "sans plomb" ni de carburants "verts". Le problème est semblable pour le diesel puisqu’il n’est pas rare qu’il soit coupé avec 3 à 5 % d’eau ce qui correspond à un rejet de suies augmenté de 15 à 20 % dans l’atmosphère. Ainsi, depuis 5 ans, il n’est pas inhabituel de voir les passants et les usagers des transports en commun utiliser des masques avec ou sans filtre et....de voir de plus en plus de problèmes de santé liés à ces rejets dans l’atmosphère. Il faut noter l’apparition, à l’initiative de sociétés privées, de véhicules de transport en commun (tempos) fonctionnant au gaz (butane) ou à l’électricité. Hormis quelques contrôles d’émission de gaz réalisés par la police urbaine permettant l’obtention d’une vignette verte ou rouge selon le carburant utilisé, dont l’efficacité reste à prouver, la politique gouvernementale antipollution reste marginale jusqu’à présent. A cela s’ajoutent les rejets atmosphériques dus à l’utilisation du kérosène pour la cuisson et aux combustibles utilisés pour le chauffage en hiver (bouses séchées, bois, kérosène, butane).

Une seconde source de pollution importante est représentée par l’eau de ville qui, à Katmandou, est souillée à 95 % selon une étude allemande de 1994. En effet, l’eau est impropre à la consommation sur toute l’étendue de la vallée et au-delà. Les usagers utilisent, lorsque leurs moyens le permettent, des filtres qui sont vendus dans le commerce. Par nécessité l’eau est bouillie 1/4 d’heure avant d’être filtrée afin de pouvoir être consommée. Une étude toxico-bactériologique a montré en 1996 que les résultats étaient superposables à ceux obtenus après analyse des eaux minérales vendues à Katmandou. Reste que l’eau souillée est le vecteur des principales maladies tropicales que l’on rencontre particulièrement en période de mousson dans la vallée : hépatites A et E, cyclosporidiose, giardiase, amibiase etc... sans omettre la classique "tourista". Il n’existe pas, comme pour les carburants et la pollution automobile, de réelle politique de retraitement des eaux usées (Katmandou ne possède que 2 stations d’épuration installées par des pays occidentaux).

Enfin, la dernière source de pollution marquante est réalisée par les déchets ménagers et industriels. Le réseau de ramassage des ordures ménagères est très faible et peu organisé. Ainsi, il n’est pas rare de voir des bennes à ordures "déménager" les déchets d’un quartier à un autre ou encore installer une décharge sauvage. Depuis peu, la municipalité de Katmandou a engagé des agents afin de trier les déchets de la principale décharge publique au sud-est de la ville. Le recyclage reste une pratique rarement usitée et les déchets de toute sorte sont progressivement amenés à être déversés dans les rivières environnantes.

Les conseils aux usagers et touristes :
- Il n’est pas recommandé aux personnes souffrant de problèmes respiratoires et/ou O.R.L. de séjourner trop longtemps à Katmandou. Les marches le long des grosses artères de la ville sont fortement déconseillées aux insuffisants respiratoires, aux asthmatiques et aux personnes sujettes aux sinusites chroniques. Ses règles sont également valables pour les sujets aux antécédents cardiaques ou allergiques.
- Il est facile de se procurer des masques antipollution dans les supermarchés de Katmandou, à tous les prix, de 30 à 2500 Nrs, (prix indicatifs) avec ou sans filtre, en tissu ou en matière synthétique. Ne pas hésiter à les utiliser lors de vos sorties ou excursions.
- Réclamez de l’eau bouillie et filtrée dans les hôtels et restaurant ou utilisez de l’eau minérale. Il est également déconseillé de se laver les dents avec l’eau du robinet, du moins pendant la mousson. Ne désinfectez pas les plaies avec l’eau courante. En trek, utilisez des pastilles d’épuration d’eau, si possible après avoir fait bouillir l’eau, telles le MICROPUR° ou l’HYDROCLONAZOLE° pendant au moins une heure avant de la consommer.

Informations sur la grippe aviaire

Questions générales

- Qu’appelle -t-on la grippe aviaire ?
La grippe aviaire, ou grippe du poulet, est une infection due à un virus de la famille des Orthomyxoviridae qui comprend plusieurs genres (ou types) dont Influenzavirus A. Celui-ci est divisé en sous types parmi lesquels les sous-types H5 et H7. Cette infection peut toucher presque toutes les espèces d’oiseaux, sauvages ou domestiques. Elle peut être fortement contagieuse surtout chez les poulets et les dindes, et est susceptible d’entraîner une mortalité élevée dans ces espèces. Le virus Influenza aviaire peut éventuellement infecter d’autres espèces animales comme le porc ou d’autres mammifères. On parle d’épizootie de grippe aviaire lorsque la maladie affecte brutalement un grand nombre d’animaux à la fois dans une région donnée.

- Comment se transmet le virus chez les animaux ?
Le virus se transmet essentiellement par contamination aérienne (secrétions respiratoires) soit par contact direct, notamment avec les sécrétions respiratoires et les matières fécales des animaux malades, soit de façon indirecte par l’exposition à des matières contaminées (par l’intermédiaire de la nourriture, de l’eau, du matériel et de vêtements contaminés). Les espaces confinés favorisent la transmission du virus.

- Comment reconnaître la maladie dans un élevage de volailles ?
Après une période d’incubation de 3 à 5 jours, les signes suivants peuvent apparaître : diminution de l’appétit, réduction considérable de la production d’œufs, puis évolution vers une mort subite des volailles (la mortalité peut atteindre de 90 à 100 %).

- Existe-t-il des tests de diagnostic rapide de la maladie chez les animaux ?
Des tests à visée diagnostique existent ; ils permettent d’identifier le virus grippal sans pouvoir en préciser le type.

- Le virus influenza aviaire est-il transmissible de l’animal à l’homme ?
Le virus de la grippe aviaire de type A (H5/N1) peut se transmettre de l’animal à l’homme. Le phénomène observé depuis janvier 2004 en Asie confirme l’existence de plusieurs cas de transmission de ce type. Un phénomène semblable de transmission d’un virus aviaire à l’homme a été observé en Chine en 1997 (« grippe du poulet à HongKong ») avec un virus A (H5/N1) et aux Pays-Bas au printemps 2003 avec un virus A (H7/N7).
La contamination est aérienne et se fait essentiellement lors de contacts étroits, prolongés et répétés dans des espaces confinés avec des sécrétions respiratoires ou des déjections d’animaux infectés, par voie directe ou indirecte (surfaces et/ou mains souillées par les déjections).

- Quelles sont les populations les plus exposées au risque d’infection par le virus aviaire dans les pays affectés ?
Les personnes les plus exposées sont celles qui travaillent ou interviennent dans une zone contaminée :
- les éleveurs et leur famille quand elles résident à proximité des élevages,
- les techniciens de coopératives et les vétérinaires,
- les techniciens et vétérinaires des services,
- les équipes de dépeuplement (personnels qui collectent les volailles vivantes avant euthanasie ou mortes après l’euthanasie, et les carcasses),
- les équipes d’euthanasie qui manipule le matériel spécifique,
- les équipes de nettoyage et de désinfection,
- les équipes d’intervention et de ramassage des carcasses (équarrisseurs),
- et le personnel technique des laboratoires de diagnostic et de recherche.

- Le Virus influenza aviaire est-il transmissible d’homme à homme ?
Une transmission secondaire d’homme à homme est possible mais reste exceptionnelle (3 cas intra-familiaux documentés aux Pays-Bas au printemps 2003 avec le virus A (H7/N7)). Selon l’OMS, à la date du 05 août 2005, il n’existe pas de preuve d’une transmission inter humaine significative en Asie.

- Qu’est-ce qu’un réassortiment ? Quel est le risque chez l’homme d’une telle évolution ?
Une transmission du virus aviaire à l’homme, possible mais exceptionnelle, risque de favoriser, chez une personne déjà contaminée par le virus de la grippe humaine, des échanges de matériel génétique entre ces deux virus. Un tel réassortiment génétique peut engendrer l’apparition d’un nouveau type de virus susceptible de s’adapter plus facilement à l’homme. Ce mécanisme faciliterait la transmission inter humaine de ce nouveau type de virus avec un risque d’épidémie voire de pandémie, comme cela s’est vu dans lepassé.

- Quels sont les signes cliniques de la maladie chez l’homme ?
Après une durée d’incubation pouvant aller jusqu’à sept jours selon l’OMS, la maladie se présente d’abord comme une grippe banale (fièvre supérieure à 38°C associée à des maux de gorge, des douleurs musculaires et des troubles respiratoires commeune toux), mais elle s’aggrave rapidement du faitde troubles respiratoiressévères.

- Existe-t-il des tests de diagnostic rapide de la maladie chez l’homme ?
Il existe des tests de diagnostic rapide de grippe qui permettent simplement de confirmer ou non l’existence du virus grippalsans en préciser le type.

- Existe-t-il un vaccin chez l’homme ? Quand sera-t-il disponible ?
Le vaccin contre la grippe humaine saisonnière qui est élaboré chaque année, ne protège pas contre le virus de la grippe aviaire. Le vaccin dirigé contrelevirusH5N1actuellementobservéen Asie (appelévaccin pré-pandémique) pourraitêtreutilisé pour vacciner d’une part les professionnels de santé qui traiteraient les personnes malades en provenance d’Asie,d’autre part les professionnelsen contact avecunélevage français touché par le virus actuellement en circulationenAsie.En cas de pandémie, ce vaccin ne serait efficace que sile nouveau virus est proche du virus pré-pandémique actuellement connu (H5/N1).
Un vaccin efficace ne pourra être fabriqué quelorsque la souche du virus responsable de la pandémie sera connue et isolée. Le délai defabrication serait de plusieurs mois à partir du début de la pandémie.

- Existe-t-il un traitement préventif efficace chez l’homme ?
Il n’y a pas de traitement préventif contre la grippe aviaire ; néanmoins, dans certaines circonstances particulières, un traitement anti-viral post-exposition par oseltamivir (Tamiflu®) pourrait être proposé. Les autorités sanitaires préparent un plan d’utilisation de ces médicaments.

- Existe-t-il un traitement curatif efficace chez l’homme ?
Le traitement est avant tout symptomatique. Des traitement anti-viraux, oseltamivir (Tamiflu®), permettent d’atténuer les symptômes et les complications de la maladie. Il n’est efficace que s’il est administré dans les 48 heures après le début des symptômes. Les autorités sanitaires préparent un plan d’utilisation de ces médicaments. Les antibiotiques, inactifs sur les virus, ne sont utilisés qu’en cas de surinfection bactérienne.

Pour plus de renseignements, consultez le site du Ministère de la santé

Autre lien vers la rubrique "actualité de la grippe aviaire "

Dernière modification : 25/11/2015

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